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![]() Aube au crepuscule, de l'
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Le Week-end prochain, nous allons voter pour savoir si les Français acceptent le projet de loi ratifiant le « Traité établissant une constitution pour l'Europe ». Je sais que nous sommes tous submergés de l'avis des uns ou des autres. Les débats font rage par médias et conférences interposés. J'en ai moi-même assez de commenter ce texte qui, il est vrai, est assez indigeste dans son ensemble.Je pourrai revenir sur la polémique à propos de la nature de ce texte. Est-ce un traité ? Est-ce une constitution ? La réponse est que c'est un traité constitutionnel !! C'est un traité à l'européenne. C'est un accord avec des institutions pour le garantir. En fait, si vous voulez connaître le plus important de ce qu'il y a de nouveau dans ce texte, il n'y a que les soixante premiers articles à lire. Mais je ne vais pas m'étendre là-dessus, d'autres l'ont fait avant moi. Je ne vais pas non plus prétendre parler au nom des jeunes, encore moins au nom des Français dont j'ai tant de mal à comprendre le raisonnement. Je vais juste vous dire ce que moi, étudiant, père de famille, je souhaite faire, ce que je souhaite pour mon avenir, ce que je souhaite pour mes enfants. En France, pour pouvoir faire, il faut d'abord réclamer : "I want my money back !!" (1). Il faut réclamer ce que l'on nous a pris. Notre société demande tout à l'Etat et rien à l'individu. Nous sommes classés par numéro de sécu ou de carte bancaire, numéro Siret ou contrat de travail. Numéros qui sont autant d'appartenance à des groupes qui nous exonèrent de nos responsabilités individuelles. Notre société, notre modèle social Français, fonctionne comme le médecin qui diagnostique une carence alimentaire. Pour se faire payer il nous soutire un pain par jour et pour vous soigner vous administre un quart de pain par jour. Quelle générosité !!! Changez "carence alimentaire" par "baisse du pouvoir d'achat", médecin par fonctionnaire (et non pas Etat parce que l'Etat est composé de chacun d'entre nous (2)), "un pain" par "un impôt", "un quart du pain" par "un quart de l'impôt" (dont un synonyme pourrait être le terme général d'allocation) et vous aurez une belle image du socialisme Français qui a fait rage, jusqu'à aujourd'hui avec Chirac, et depuis De Gaulle. L'équation est simple...trop simple. Vous allez me dire : "Toi qui demande moins d'intervention de l'état, que penses-tu d'un Etat supérieur, d'administrations et de fonctionnaires en plus ???" Et bien, si cet autre Etat me libère du premier, si cette autre administration est plus efficace que la première, si ces fonctionnaires sont plus justes, et plus efficaces que les premiers...pourquoi pas ? Je vous parle de libération, de libéralisme. Mais n'est-ce pas la même chose ? Qu'est-ce que la liberté ? Qu'est-ce que le libéralisme ? Liberté-Chérie a une approche au long cours de la liberté. Ce n'est pas un dû, c'est une conquête. La liberté se mérite, elle se gagne. Il faut assumer sa part de travail et d'actions pour être libre, mais personne n'a le droit de nous en empêcher, sous aucun prétexte ou intérêt supérieur. La liberté, c'est la possibilité de choisir et d'assumer son choix. On est libre et on est responsable. L'un ne va pas sans l'autre. La France nous permet-elle ce choix ? L'Europe nous permet-elle ce choix ? Pour ceux qui ont la mémoire courte, j'ose rappeler que sans l'Europe et cette "affreuse" commission, nous paierions encore 2.29FF la minute de communication téléphonique, sans compter l'inflation et la dévaluation probable du Franc. Qu'est-ce que le libéralisme ? C'est l'application concrète, par des équations simples comme la précédente, de la définition que je viens de vous donner de la liberté. C'est d'abord une morale individuelle, différente pour chacun d'entre nous en fonction de notre histoire, de notre famille, de notre culture. C'est ensuite une philosophie de la vie en société, dérivée de la cohabitation, de la tolérance entre ces différentes morales. Ce sont enfin des principes techniques, économiques qui permettent à toutes ces valeurs, toutes ces morales, toutes ces divergences, ces différences, de coexister librement, de vivre en émulation... de se concurrencer. "Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas". Le grand "malheur" du libéralisme, c'est que c'est la seule pensée, la seule philosophie, la seule logique, qui ne prétend pas contrôler les coeurs. C'est la seule politique qui laisse les coeurs libres. Ces différentes morales, ces différentes valeurs, reposent toutes sur deux concepts : -la responsabilité individuelle, qui est le fait d'assumer les conséquences de ses choix et de ses actes. -La liberté individuelle qui consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui (1). Notre liberté s'arrête là où commence celle des autres. C'est cette liberté qui nous permet de faire les chois dont nous serons responsables. Encore une équation simple... trop simple. En France, nous ne choisissons pas notre sécu, peu choisissent leur école, nous nous choisissons pas notre compagnie de transport ferroviaire, notre temps de travail, notre rémunération... Grâce à l'Europe nous pouvons choisir notre opérateur téléphonique, notre fournisseur d'accès à Internet, nous allons pouvoir choisi notre fournisseur d'électricité et, en cherchant bien, nous pouvons même choisir notre sécu... Alors oui, l'Europe c'est une administration supérieur qui enlève aux inférieures l'autoritarisme dont elle font preuves. C'est une sorte de principe de subsidiarité, certes renversé, mais il ne tient qu'à nous de le remettre à l'endroit. Depuis quelques années, nos chers ministres, chefs d'états et de gouvernements, ont eu la mauvaise idée de toujours se décharger des décisions prises à l'échelon européen sur la commission, même quand elles étaient bonnes. Or, si la commission agit, si la commission rédige, si la commission propose, ce n'est pas la commission qui décide mais bien nos chers ministres, chefs d'Etat et de gouvernements. Quand à notre parlement européen, il émet des avis et recommandations, parfois co-décide, vote les parties non obligatoires du budget, joue une sorte de rôle annexe, une sorte d'UNESCO à l'européenne et sur le plan politique. Et alors... et alors...la constitution est arrivée, sans se presser. Si ce texte est adopté, le parlement co-décidera avec le conseil des ministres sur 95% des sujets, votera le budget. La commission sera choisie en fonction des résultats aux législatives européennes. Les députés européens éliront même le président de la commission. Les parlements nationaux auront leur mot à dire sur la rédaction des directives. Les citoyens pourront utiliser un droit de pétition. Si cela n'est pas plus de démocratie... Cela demandera que les européens se bougent car les politiques décidées seront bien plus qu'avant le résultat de leur bulletin de vote. Il nous faudra du courage et de la volonté. Il nous faudra être optimistes, enthousiastes. Il nous faudra être responsables si l'on veut être libres. Alors on peut polémiquer, triturer, tricoter ou détricoter les systèmes : -Unanimité ou majorité qualifiée -Compétence ou nom de l'UE -Possibilités de modification du traité ou de retrait -Pétition à partir d'un million de citoyens issus d'un nombre "significatif" d'états membres -Coopération renforcée (expérimentation) entre au moins neufs pays si "tout le monde est d'accord" -... Effectivement aussi, le traité aborde bien plus de sujet que l'Europe ne l'avais jamais fait. Le droit au logement vient contrarier le droit à la propriété, le droit au travail celui du droit de travailler. Effectivement il y a un risque d'encore plus d'intervention des Etats, surtout en France et en Allemagne. Mais le libellé et la pratique peuvent se révéler très différents. L'Europe sera ce que nous en ferons. Alors je m'adresse aux hommes politiques de tous bord. A ceux qui veulent décider pour tout le monde, à ces têtes bien remplies et bien pensantes : Je ne sais pas si Emmanuel Goldstein et la Fraternité (4) existent, mais Liberté-Chérie et la société civile sont là et vous disent : "LAISSEZ-NOUS FAIRE, LAISSEZ-NOUS PASSER !!!" (1)phrase de M. Tatcher qui permis à la Grande Bretagne de renégocier sa participation financière à l'Europe. (2)L'Etat c'est Toi F. Bastiat (3)déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. (4)voire 1984 de G. Orwel
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